Lemarquis exige la tolérance zéro face aux violences basées sur le genre

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Dans son message, le représentant spécial adjoint du secrétaire général des NU, Bruno Lemarquis, a réaffirmé avec la plus grande clarté que les droits des femmes ne sauraient être négociés ni relativisés. Ils doivent être respectés, protégés et pleinement réalisés, partout et pour toutes.

Malheureusement, il a fait observer que trop de femmes et de filles demeurent confrontées aux violences basées sur le genre, à des discriminations ainsi qu’à des obstacles persistants notamment en matière d’accès à la justice et aux opportunités économiques. Dans un contexte marqué par l’insécurité et l’impunité, garantir leurs droits relève d’un impératif moral, juridique et politique, a martelé Lemarquis.

Le diplomate onusien a affirmé que le système des Nations unies œuvre aux côtés du gouvernement congolais pour transformer ces droits en réalités tangibles.

Le coordonnateur résident et humanitaire soutient que l’organisation des Nations unies apporte son appui notamment à la commission nationale des droits de l’homme, afin de documenter et suivre les cas de violences basées sur le genre, pour que chaque violation soit identifiée, signalée et traitée; à la prise en charge multisectorielle des survivantes, en renforçant l’accès à la justice, aux soins, au soutien psychosocial et à la réinsertion, y compris professionnelle ; aux cliniques juridiques et aux audiences foraines, qui ont permis de condamner des auteurs de violences sexuelles et de consolider la lutte contre l’impunité ; à la formation des officiers de police judiciaire, des enseignants et des leaders communautaires, afin de prévenir les violences et de transformer durablement les normes sociales.

Par ailleurs, Bruno Lemarquis a indiqué que l’autonomisation économique constitue un levier déterminant pour la dignité et la résilience. À travers les programmes, a-t-il dit, le système des Nations unies soutient les femmes vivant dans des zones affectées par les crises, les déplacements et l’insécurité alimentaire. A titre exemplatif, plus de 100 000 femmes ont été formées aux techniques agricoles améliorées, renforçant leur productivité et leur capacité d’adaptation face aux chocs climatiques et sécuritaires ; plus de 10 000 Associations villageoises d’épargne et de crédit permettent aux femmes d’accéder à l’épargne, au crédit et à l’investissement productif.

Aussi, a ajouté le coordonnateur humanitaire, l’organisation assure un accompagnement dans la mise en œuvre de la stratégie nationale pour l’autonomisation économique des femmes dans l’agriculture et poursuit une politique de tolérance zéro face aux violences basées sur le genre.

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Pour Lemarquis, agir aujourd’hui pour les droits des femmes et des filles, c’est reconnaître notre responsabilité collective, c’est renforcer la justice sociale, transformer les normes, promouvoir des politiques inclusives et garantir que chaque femme et chaque fille puisse vivre dans la dignité, la sécurité et l’égalité.

“Ensemble, gouvernement, partenaires, société civile, communautés et Nations unies, nous pouvons bâtir un environnement où les femmes ne sont pas seulement protégées, mais pleinement actrices de leur avenir”, a-t-il insisté, avant de renouveler à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, leur engagement commun : aucune femme, aucune fille ne doit être laissée pour compte