La gravité des violences sexuelles et basées sur le genre (VSBG) dans la province du Maniema atteint un niveau alarmant. Ce fléau
ne peut plus être considéré comme un simple enjeu de protection, mais constitue désormais une
urgence humanitaire vitale.
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Entre janvier et juin 2025,
22 193 nouveaux cas de violences sexuelles ont été recensés, selon le bureau de l’organisation
RAEDI asbl, en collaboration avec la
Division provinciale du Genre, Famille et Enfant, dans le territoire de
Kabambare.
🔊 Nous lançons un
appel pressant à OCHA et à l’ensemble des partenaires humanitaires : cette flambée s’inscrit dans une
tendance inquiétante observée depuis plusieurs années :
- 25 157 cas en 2022
- 33 062 cas en 2023
- 36 659 cas en 2024
- Une aggravation continue en 2025
👉 Cette escalade est notamment liée aux mouvements des groupes armés
Wazalendo opérant dans le sud du Maniema (Kabambare, Kasongo), dans le cadre de la riposte contre le M23 au nord (Bunia, Lubutu). Ces déplacements militaires à travers presque toute la province ont
exacerbé les violences contre les civils,
particulièrement les femmes et les filles, dans un contexte de
quasi-absence de services de protection et de prise en charge.
🛑 Il est
urgent d’agir pour stopper cette spirale de violences. Maniema ne peut pas continuer à être une zone oubliée.
Pour le RAEDI ASBL ;